Voici le communiqué transmis par le groupe Osons Midi-Pyrénées (élus UMP et non-inscrits du Conseil Régional de Midi-Pyrénées) sur la Traversée centrale des Pyrénées. «Les élus du groupe « Osons Midi-Pyrénées » (opposition régionale) tiennent à saluer la décision historique du gouvernement pour la Région Midi-Pyrénées. L’annonce par Jean-Louis Borloo, Ministre d’Etat, Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable, de l’inscription de la Traversée Centrale des Pyrénées dans la programmation des investissements prioritaires est une décision attendue depuis plus de 20 ans par les habitants de Midi-Pyrénées. Elle met fin à une longue période d’incertitude et d’atermoiements. Cette décision était attendue parce qu’elle devenait urgente. Aujourd’hui, les voies de contournement à l’est et à l’ouest des Pyrénées sont saturées par la circulation des camions et n’auraient pas pu soutenir le développement exponentiel du trafic. Dans quelques années, les camions faisant la liaison entre la France et l’Espagne emprunteront une ligne ferroviaire dédiée qui traversera le massif montagneux selon un tracé présentant le moins de nuisance possible pour les riverains de cette ligne.
L’option de ferroutage retenue correspond aux exigences naturelles de préservation des territoires et du développement durable. Elle répond évidemment aux besoins en développement de notre région aujourd’hui contrainte par la difficulté des échanges commerciaux entre la péninsule ibérique et l’hexagone. En dépit des insinuations constantes et infondées du président du Conseil régional, il n’y a pas d’abandon ou de désengagement de l’Etat. Le gouvernement montre, une fois encore, son soutien sans faille pour les projets défendus en Région Midi-Pyrénées.
Après la décision de l’autoroute Castres-Toulouse c’est la 2e bonne nouvelle en quelques jours en faveur de notre région et les élus du groupe «Osons Midi-Pyrénées» tenaient à saluer ces initiatives. Ils sont néanmoins surpris de la teneur des commentaires tenus par des représentants de la Région et notamment des élus d’Europe Ecologie à la Région, depuis l’annonce de cette décision. Ils s’inquiètent notamment du dogmatisme qui teinte la vision de M. Onesta, 2e vice-président de la Région, qui considère que la bonne solution pour relier la France et l’Espagne était de passer par la mer… Ils ont donc toutes les raisons de s’interroger sur la façon dont la question du développement de la région sera regardée dans les prochaines années dés lors qu’elle a été confiée à un responsable politique plus soucieux de préserver sa virginité écologique que de penser au développement de la région au service des midi-pyrénéens.
Les élus du groupe «Osons Midi-Pyrénées» demandent donc au président du Conseil régional de clarifier immédiatement la position du Conseil régional car ils ont du mal à comprendre si M. Onesta parle, ou non, au nom de M. Malvy.»


2 commentaires
Étonnante cette décision d’un ministre qui se dit de l’écologie et du développement durable de programmer cette pompe à camions qui défigurera à jamais nos vallées. D’autant plus que des investissements ferroutage ont été dégagés pour l’axe Luxembourg Perpignan
http://www.gouvernement.fr/gouvernement/un-engagement-national-et-7-milliards-d-euros-pour-le-fret-ferroviaire-d-ici-a-2020
Quant à la mise en place de ce corridor, je ne vois pas en quoi il améliorera le développement économique du territoire.
L’industrie principale sur laquelle repose la majorité des emplois dans la vallée est le tourisme. Vous allez tuer la poule aux Å“ufs d’Aure….
Madame Baréges, dans cette déclaration vous affirmez que le trafic camion est saturé sur les axes ouest et est pyrénéen. Certes mais n’oubliez vous pas de préciser « trafic routier » alors que ce n’est absolument pas le cas du ferroutage largement sous exploité. La première des solutions ne serait elle donc pas de permettre son développement là ou il existe et n’est pas utilisé, sur des axes combinant facilement l’ensemble des moyens de transports tant routier, ferroviaire que maritime au lieu de percer un tunnel sous les Pyrénées plus long que celui sous la manche, à l’impact environnemental désastreux notamment sur les resserves en eau et qui ne réglera pas l’encombrement des passages transfrontalier centraux existant, essentiellement embouteillé par un trafic régional non concerné par le ferroutage ? L’intérêt général, celui de l’Europe s’entend, ne peut il pas dépasser les intérêts économiques régionaux dans lesquels Midi-Pyrénées et l’Aragon tentent d’exister face à l’Aquitaine, à Languedoc Roussillon et à la Catalogne et la Navarre ?